Présentation

Équipe de recherche

Théorie Expérimentation Arts Médias et Design

TEAMeD / AIAC – EA 4010

 

Historique

TEAMeD, soit Théorie Expérimentation Arts Médias et Design, est le nom que prend, à partir de 2012, l’équipe « Esthétique des nouveaux médias » (EdNM), composante de l’équipe d’accueil 4010 « Arts des images et art contemporain » / AIAC de l’Université Paris 8, UFR Arts, département Arts plastiques.

Historiquement, l’équipe s’est construite autour de plusieurs chercheurs et acteurs français de l’art interactif comme Jean-Louis Boissier et Liliane Terrier. Le présupposé conceptuel qui l’a constamment guidée est celui d’une articulation fondamentale et fondatrice entre théorie et pratique, recherches et expérimentations artistiques et scientifiques.

Domaine de recherche de l’équipe

Le travail de l’équipe est structuré autour de trois sphères[1] de recherche :

1) Archives, archivages et expérimentations des médias

2) Sphères publiques

3) Arts et écosophie

Afin de permettre une transversalité de ces différentes sphères de recherche, nous avons intentionnellement exclu toute référence explicite à des champs disciplinaires ou à des domaines spécifiques. Ces sphères concernent de facto l’ensemble des membres de l’équipe. La question du médium, on pourrait dire d’une écologie des médias, voire d’une écosophie des médias, est donc sous-jacent à la recherche commun.

La contextualisation, l’inter-référentialité et l’interdisciplinarité des pratiques esthétiques, et dans les pratiques artistiques, sont un terrain partagé : autrement dit, les rapports du médium à la création, à la société et plus globalement au monde sont thématisés et pratiqués. Deux polarités, concernant le design graphique et les arts sonores, émergent comme “attracteurs”. Autour de celles-ci plusieurs chercheur-e-s articulent leur travail scientifique et artistique.

En ce qui concerne les trois sphères :

1) « Archives, archivages et expérimentations des médias » s’inscrit dans la recherche sur les arts des nouvelles technologies qui est propre à l’Université Paris 8 (contemporaine de la fondation même des départements d’art en 1969) et qui a été l’objet fondamental de recherche de l’équipe depuis sa première fondation en 1989.

Cet héritage donne à cette sphère le privilège de travailler non seulement sur la notion de mémoire (au sens historique) de ces différents arts auxquels l’équipe a largement contribué, mais aussi d’être à la pointe de la recherche sur la mémoire elle-même, qui est aujourd’hui une problématique centrale dans les pratiques artistiques et les interrogations esthétiques. La thématisation des médias est privilégiée en interrogeant les langages esthétiques et les moyens technologiques (cinéma expérimental, art vidéo, interactivité, etc.) dans leurs articulations et applications multiples.

2) « Sphères publiques ». Il s’agit d’une sphère expérimentale et pluridisciplinaire, appuyée sur des projets concrets et ciblés. Cette deuxième sphère, résolument fondée sur l’expérimentation, propose un ensemble de projets aptes à identifier et définir les conditions de production et de réception propres à certains nouveaux dispositifs techniques et aux modalités relationnelles qu’ils instituent.

3) «  Arts et écosophie ». Cette troisième sphère prend en compte les rapports arts, sciences et sociétés ainsi que les modifications apportées par les technosciences, notamment celles du vivant. Plusieurs problématiques concernant les biotechnologies, la complexité, les rapports entre modèles scientifiques et fictionnels, entre opérativité technoscientifique et opérativité artistique, sont thématisées. L’émergence de nouveaux paradigmes esthétiques et épistémiques ainsi que leurs interrelations sont de ce fait explorées.

Ces trois sphères de recherche s’inscrivent dans une posture épistémique commune qui, dans les méthodologies déployées et les objets déterminés ainsi que dans les pratiques et les théorisations proposées, identifie aussi la nécessité d’éclairer les dynamiques des rapports de pouvoir qui s’articulent tout aussi bien au sein des acteurs qui mènent ces recherches que par rapport au pouvoirs extérieurs – politiques, économiques, administratifs.

 

[1] Nous remplaçons la notion d’axe (« ligne réelle ou fictive autour de laquelle s’effectue un mouvement de rotation » / « ligne réelle ou fictive passant par le centre de quelque chose ») qui renvoie le plus souvent à un domaine de recherche distinct, par celle de sphère. Celle-ci non pas au sens d’une « surface fermée », mais plutôt en tant que « étendu d’action », champ d’action, milieu. Donc, de préférence au sens topologique – c’est-à-dire par relations de position, de proximité et d’étude des formes du terrain – ainsi qu’au sens de l’acoustique, celui d’une propagation en trois dimensions.